Appel à communications pour le XVIe Forum européen des jeunes historiens du droit, 24-28 Mars 2010 à Francfort-sur-le-Main

18 septembre 2009

Thème retenu

La mise en scène du Droit

Problématiques

Le droit apparait sous de multiples formes et aspects. Il se trouve aussi bien dans les recueils de lois, comme les codes, que dans les dossiers de procédure. La diversité se rencontre aussi dans les contrats , lorsqu’ils sont soit conclus à l’amiable par une poignée de mains ou soit par-devant notaire et selon une certaine solennité. De même dans les prétoires le droit se montre encore sous une autre forme. Qu’il soit sacré, autoritaire ou à titre gracieux, le droit suit une mise en scène.
Dans le cadre du Forum européen des jeunes historiens du droit qui aura lieu à Francfortsur-le-Main en 2010 plusieurs questions peuvent être approchées.

Quelles différentes formes a revêtues le droit pendant sa longue histoire ?

Comment et pourquoi le droit s’est-il transformé?

Enfin, quelle signification ont eue ces transformations pour les sociétés concernées ?

On ne peut appréhender le droit que par sa forme, et seule son histoire permet de comprendre cette relation particulière.

La forme est-elle seulement une enveloppe ou au contraire a-t-elle une signification précise ?

Les formes du droit semblent être souvent le résultat de la tradition, parfois elles résultent des transformations des pratiques judiciaires ou encore de leurs dynamismes intrinsèques.
Toutes les institutions normatives ont pu instrumentaliser les formes du droit de manière stratégique, pour éventuellement en légitimer le contenu, aussi d’un autre côté, les destinataires des normes ont opéré sur la forme du droit, lors, par exemple, d’affrontements juridiques. Si bien que la question de l’origine de la forme du droit se pose.

Porter le regard sur la forme du droit amène à se poser des questions sur des perspectives méthodologiques portant sur l’épistémologie historique des sciences : les règles et les pratiques d’interprétations, les tentatives d’uniformisation et de systématisation, mais également les discussions concernant la nature de l’autonomie du droit ont toujours touché la forme du droit. En d’autres termes, est-ce le droit qui produit sa propre forme, ou est-ce la forme qui définit le droit ? En fin de compte, quand et comment les relations entre la forme et le contenu du droit ont-elles été appréhendées par la jurisprudence ?

Enfin, il s’avère que la variété des formes est aussi pour l’historien du droit un défi méthodologique : les sources ne dévoilent qu’une infime partie des formes que le droit a revêtu à un moment précis. Pour mesurer l’importance de la signification des formes, il est nécessaire de replacer le droit dans son contexte, ce qui selon la période et l’objet étudié pose des problèmes différents. Le Forum veut offrir la possibilité de discuter de ces problèmes méthodologiques. Il permettra aux exposants de donner un aperçu de  leur méthode de travail et de mener une réflexion critique autour des résultats présentés.

Modalités pratiques

Ainsi les contributions portant sur la mise en scène du droit peuvent porter sur tous les sujets: de l’antiquité à la période contemporaine.

Les postulants doivent faire parvenir  d’ici le 16 novembre 2009 un résumé d’au maximum 2000 signes, ainsi qu’un court curriculum vitae académique à l’adresse suivante frankfurt2010@aylh.org. Le coût de la participation est environ de 70 €, pour les participants présentant un papier à 50 €. Des bourses de soutien le cas échéant sont possibles.

Des informations supplémentaires sur l’Association Européenne des Jeunes Historiens en histoire du droit et aussi des informations actuelles sont disponibles sur le site.
Toute l’équipe sera heureuse de recevoir les propositions de communication  et  accueillera les participants  à Francfort-sur-le-Main au printemps 2010.


Appel à communication: 36ème congrès de la Société d’histoire coloniale française

17 septembre 2009

Congrès de la Société d’Histoire Coloniale Française

Le 36ème congrès de la Société d’histoire coloniale française se tiendra à Paris du 17 au 19 juin 2010, organisé par l’Université Paris 8 (Vincennes – Saint Denis).

Thématique : Fins d’Empire

Le thème principal sera « Fins d’empire », mais comme toujours, des propositions de communication sur d’autres aspects de l’histoire coloniale française peuvent aussi nous être adressées. La Société encourage des chercheurs de toute discipline à soumettre des propositions.

Modalités

Les interventions à ne doivent pas être déjà publiées, ni présentées ou programmées à un autre colloque. Chaque intervenant disposera de 20 minutes de présentation. Les communications devront être soumises au président de séance au minimum trois semaines avant le début du congrès.

Les propositions de communications individuelles doivent comprendre un résumé de 100 à 200 mots et indiquer : le titre de la communication, le nom, l’institution de rattachement, les coordonnées (e-mail, téléphone, fax) et un curriculum vitae abrégé de l’auteur, dans un seul dossier, de préférence en MS-Word.  Les propositions pour des séances complètes, des panels ou des tables rondes, doivent contenir ces éléments pour chacun des participants, de même que pour le président/discutant pressenti.  (Les organisateurs peuvent proposer des présidents et des discutants, si nécessaire.)  En raison du nombre limité de salles équipées, il est essentiel d’indiquer d’emblée si vous avez besoin d’équipements audiovisuels.

Les propositions doivent être envoyées par courriel à l’adresse suivante: fchsparis@gmail.com. Les personnes souhaitant présider une séance doivent envoyer une déclaration d’intérêt, leurs coordonnées et un CV abrégé.  La date limite pour les propositions de communication sera le 1er novembre 2009.

Adhésion à la Société

La FCHS est une association indépendante, sans autre source de financement que les cotisations de ses adhérents. L’adhésion à la société est obligatoire pour participer au congrès. Malheureusement, la Societé ne peut prendre en charge ni le voyage, ni le séjour des intervenants au congrès. N’hésitez pas à consulter le site Internet de la Société pour de plus amples informations.

Si vous avez des questions sur l’adhésion à la Society, contactez Elizabeth Foster, Trésorière (elizabeth.foster@tufts.edu.).  Si vous avez des questions sur l’organisation du congrès, contactez Emmanuelle Sibeud, Local Arrangements (emmanuelle.sibeud@univ-paris8.fr).


Attention/Intention

22 juillet 2009

Appel à contribution sur le thème “Attention/Intention” — Date limite fin novembre 2009

Corridor, la revue en SHS de l’Université de Picardie Jules Verne d’Amiens, lance un appel à contribution pour le prochain numéro sur le thème “Attention/Intention”. L’ambition est de procéder à une réévaluation des notions d’intention et d’attention. Au-delà de leur proximité sémantique, ces deux concepts touchent de nombreuses problématiques contemporaines essentielles au champ des sciences humaines et sociales.

Modalités pratiques:

Les articles doivent être composés d’un minimum de 18000 et d’un maximum de 28000 signes (espace compris). Les notes doivent se limiter à quelques lignes ; elles seront intégrées au corpus, en notes de bas de page, et non à la fin de l’article. Ils doivent être envoyés impérativement avant fin novembre 2009, par courriel (en pièce jointe) et au format Word (police 12, Times New Roman, sans tabulations ni numérotation de pages) à revue.corridor@laposte.net. L’article devra s’accompagner des coordonnées de l’auteur.

Informations complémentaires: ici ou


Appel à communications – Administrations coloniales

20 juillet 2009

Institut d’histoire du temps présent – IHTP – Date limite 1er septembre 2009

Dans le cadre du projet de recherche sur les administrations coloniales, le groupe de travail se propose d’organiser à l’IHTP en 2009-2010 un cycle de conférences bimestrielles ouvert à tous les chercheurs et à tous les enseignants intéressés par le fait colonial et le rapport entre l’administration et la domination coloniale.

Si ce sujet vous intéresse et afin d’établir un calendrier,  envoyez  avant le 1er septembre 2009, une proposition de présentation d’un ouvrage ou de communication sous la forme d’un titre et d’un bref résumé.

Contact:

s.mechat@wanadoo.fr

Présentation et objectifs du séminaire

La réflexion, engagée à l’IHTP, sur les administrations coloniales européennes aux XIXe et XXe siècles, conduite sur un espace très large (Afrique, Méditerranée, Asie) et dans une démarche comparative permet de comprendre la logique, les contradictions et la complexité des systèmes coloniaux dans leur ensemble. Après avoir consacré la journée d’études du 30 mars 2007 et le colloque des 15-17 mai 2008 aux orientations définies dans la première présentation d’ensemble du projet, ce séminaire a pour objectif de prolonger, d’enrichir cette réflexion sur le rôle des administrations coloniales européennes dans la domination des peuples colonisés, et de dégager les analogies, les symétries, voire les spécificités et les différences d’un empire à l’autre.

Dans la suite du propos, trois préoccupations sont évoquées. Ces axes ne sont cependant pas limitatifs.

Il est généralement admis que l’administration fournit à l’Etat les moyens de sa puissance. Elle est au cœur de l’Etat, c’est elle qui transmet et assure l’exécution de ses ordres. En situation coloniale, où administrer, c’est au sens plein du terme gouverner, l’enjeu est non seulement de bien administrer, mais aussi et surtout de légitimer la domination des sociétés colonisées. La prise en compte du rapport entre domination coloniale et administration permet une compréhension renouvelée du fait colonial. Cette approche implique en particulier une analyse précise des différentes stratégies mises en œuvre. Dans cet axe, deux orientations ont été retenues.

La première consiste à s’interroger sur le rôle des « sciences coloniales » dans la définition des méthodes de gouvernement et dans la mise en place d’un système régi par la différence et l’inégalité. Pour bien administrer, il faut pouvoir connaître les peuples dominés. La « science » et le « savoir » (ethnologie, anthropologie…) sont ainsi mobilisés pour accomplir la tâche de la classification de ces peuples dans une perspective de gouvernement. La deuxième orientation privilégie la prise en compte des résistances et des contraintes locales. Certes, la propension naturelle est de transposer les règles de la métropole, mais les administrations coloniales se sont aussi heurtées à une organisation et à des structures sociales précoloniales, qui sont solidement ancrées dans les sociétés qu’elles avaient pour mission d’encadrer. L’étude de ces limites est importante pour la compréhension de l’action des administrations coloniales. Car c’est à elles que revient la charge d’adapter sur place des textes et des décisions souvent conçus dans les métropoles. La bonne marche de tout le système et la sauvegarde de l’empire dépendent en définitive des administrations coloniales, de leurs acteurs et de leurs représentants.

Cette mise en perspective incite également à l’étude du moment colonial de ces sociétés à travers une réflexion sur la réception et la représentation des pratiques administratives dans les possessions coloniales. Elle permet enfin d’aborder le transfert des savoirs, des structures et des usages administratifs. L’apport de l’histoire de l’administration coloniale comparée à la connaissance générale des formations des Etats « modernes » ainsi que l’étude des interactions entre pouvoir colonial et organisation politique et administrative des Etats post-coloniaux seront privilégiés.

Groupe de travail :

Anne-Claire Bonneville

Samya El Mechat

Florence Renucci

Nathalie Rezzi

Caroline Treiber


Colloque international – Bordeaux – Date limite : 15 septembre 2009

8 juin 2009

Colloque

Informations générales

Nature de la manifestation : Colloque International

Date de la manifestation : 17-19 juin 2010

Lieu de la manifestation : Université de Bordeaux et Musée d’Aquitaine.

Structure(s) organisatrice(s) : LNS (Bordeaux 3), CELFF, UMR 8599 , Université Paris IV Sorbonne et CNRS, Laboratoire CIRTAI-IDEES, équipe de l’UMR 6228 (CNRS) Université du Havre, Sheffield Centre for Research into Freemasonry, Université de Sheffield, Centre de Recherche sur la Franc-maçonnerie, FREE, Université de Bruxelles, Center for the Study of Women, UCLA, Unviersité Sapienza (Rome)

Nom du ou des coordinateurs scientifiques : Cécile Révauger

Informations scientifiques

Texte de l’appel à communication :

Les femmes sont aujourd’hui encore absentes de la plupart des loges maçonniques. Peu d’arguments rationnels peuvent être invoqués pour justifier une telle exclusion. Celui de la tradition, le plus répandu, ne vaut que pour les Constitutions d’Anderson,  aucune exclusive ne figurant explicitement dans les Anciens Devoirs des maçons.           Les loges d’adoption ont parfois été considérées comme une maçonnerie de substitution. Il serait pourtant erroné de minimiser leur importance et la signification qu’elles ont eu en leur temps, comme l’ont récemment montré en particulier Margaret Jacob et Janet Burke.  Ces loges d’adoption qui ont vu le jour en Hollande puis en France à l’époque des Lumières sont certes caractéristiques des limites de  l’engagement des femmes à cette époque,  en raison de son caractère très élitiste et aristocratique. Elles ont cependant véhiculé un certain nombre de valeurs, ne serait ce que par leurs rituels, et accordé aux femmes une place sans précédent dans la sphère publique, comparable aux salons.  Ces loges se sont-elles contenté de refléter la société de leur temps ou bien ont-elles anticipé certaines évolutions et contribué à l’émancipation des femmes? Dans quelle mesure sont elles emblématiques de la sociabilité des Lumières ? De façon significative ces loges d’adoption se sont éclipsées en même temps que les Lumières, pour renaître sous une forme bien différente  au siècle suivant aux Etats-Unis (Eastern Star). Le monde maçonnique du dix-neuvième siècle fut presque exclusivement masculin. Il serait intéressant de chercher les raisons d’une telle absence féminine. Il faut attendre la fin du dix-neuvième siècle, avec des femmes telles qu’ Annie Besant, Madame Blavatsky, Maria Deraismes, Clémence Royer ou Louise Michel pour retrouver une présence féminine dans les loges, parfois, on le vérifie avec Annie Besant, en liaison étroite avec la Société Théosophique.

Nous nous attacherons à identifier les évolutions de l’engagement féminin d’une part à travers la maçonnerie mixte, apparue à la fin du XIXe siècle,  et à travers les obédiences spécifiquement féminines, qui ne datent que du XXe. Toutes ces femmes ont combattu pour l’égalité, mais certaines ont espéré y accéder au sein de structures mixtes et d’autres par des voies autonomes. Nous nous intéresserons à ces choix en matière d’organisation et de rituels  ainsi qu’à la composition sociale des loges mixtes et féminines. Nous nous interrogerons  sur leur ouverture sur la société ou au contraire sur leur volonté de discrétion, sur la nature de  leurs travaux. Ces obédiences se sont développées dans certains pays uniquement, nous tenterons d’entrevoir pour quelles raisons. Nous évoquerons à la fois les organisations maçonniques en tant que telles et les trajectoires individuelles.

Nous tenterons de déterminer le poids des différents facteurs dans  ces exclusions :

-          le facteur culturel, social et politique : y a-t-il un lien direct entre le développement des obédiences mixtes et féminines, les avancées sociales en matière d’émancipation de la femme, la force des courants  féministes aux XX et XXIe siècles ?

-          le facteur religieux : peut on observer des comportements différents en fonction des religions ?  La question de l’initiation féminine s’est t elle posée de façon spécifique dans les pays catholiques,  protestants, islamiques ou orthodoxes?

-          le facteur maçonnique : la ligne de fracture entre franc-maçonnerie latine et franc-maçonnerie anglo-saxonne, date de 1877 et de la décision du Grand Orient de France d’accorder une pleine liberté de conscience à ses membres et de ne plus imposer la croyance en Dieu. Or curieusement, elle se traduit également en termes d’exclusion ou de reconnaissance des femmes, même s’il convient immédiatement de nuancer le propos en ce qui concerne les obédiences dites « latines ».

Il existe aujourd’hui  plusieurs degrés d’exclusion : les femmes peuvent être considérées comme non initiables, c’est encore formellement le cas au Royaume-Uni, aux USA et dans toutes  les obédiences qui font allégeance à la Grande Loge Unie d’Angleterre.  Dans d’autres cas, la présence des femmes est acceptée et même encouragée, mais dans des structures qui ne sont pas reconnues comme maçonniques bien qu’elles soient considérées comme au service des loges masculines grâce à leur actions charitables (Eastern Star). Enfin les obédiences dites latines sont elles mêmes divisées sur la question de l’admission des femmes. Certaines sont mixtes, d’autres se posent la question de la mixité, d’autres encore la refusent par principe.

Peut on parler d’universalisme maçonnique ou bien la franc-maçonnerie est elle déterminée par le genre ?  Il conviendra de s’interroger à la fois sur les raisons de l’exclusion des femmes, sous toutes ces formes, avec toutes ces nuances, et sur la spécificité de la franc-maçonnerie féminine dans le temps et dans l’espace, des premières loges à celles d’aujourd’hui en Europe, en Asie et dans les Amériques. Nous pourrons également nous interroger sur le regard que les féministes ont porté sur la franc-maçonnerie, à la fois sur les loges d’adoption et sur la franc-maçonnerie contemporaine. Nous encouragerons donc la diversité d’approches, et souhaitons que le champ historique et géographique couvert soit le plus large possible afin de mettre à jour tant les différences que les similitudes et de comprendre les évolutions.

Date limite pour y répondre : 15 septembre 2009

Personne(s) à contacter : cecile.revauger@u-bordeaux3.fr


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