Des savoirs coloniaux aux sciences postcoloniales: une décolonisations invisible?

25 septembre 2009

 

Les recherches sur les savoirs et sur les pratiques scientifiques en situation coloniale se sont multipliées dans les vingt dernières années. Les importantes perspectives critiques ouvertes par le questionnement postcolonial ont mis en évidence les continuités et les effets d’échos qui les relient aux savoirs et aux pratiques contemporains. Comment aborder l’autre aspect de la question : les modalités et les enjeux de la décolonisation scientifique recherchée par tous les acteurs depuis les années 1950 ? Cette journée propose de partir du contexte intellectuel des indépendances pour comprendre certaines des évolutions, autour de notions, de disciplines et d’objets, qui ont préparé et accompagné ce processus complexe.

Programme

10 h 00 – 12 h 30

Discussion : CLAUDE BLANCKAERT (CNRS)

FREDERICK COOPER (New York University)

Le post-colonial, le néo-colonial et le colonial :Réflexions conceptuelles sur le changement politique et social pendant la période de la décolonisation!

FLORENCE RENUCCI (CNRS)

La doctrine et la naissance du droit d’outre-mer (1945 – années 70)

ALICE CONKLIN (Ohio State University)

From Race to Culture ? The 1950 UNESCO Race Statement and its Post-colonial Legacies

14 h 00 – 18 h 00

Discussion: IBRAHIMA THIOUB (Université Cheikh Anta Diop)

KMAR BENDANA (Université de la Manouba)

Engagement nationaliste et constitution d’un corpus d’histoire tunisienne entre 1930 et 1960!

SOPHIE DULUCQ (Toulouse II)

Décoloniser l’histoire à la charnière! des indépendances ? Quelques exemples ouest-africains

PASCAL BOURDAUX (EPHE)

Des religions indochinoises à la recherche vietnamienne sur les religions. Une perspective dialogique de l’étude du fait religieux au XXème siècle

CAMILLE LEFEBVRE (Paris I)

La décolonisation d’un lieu commun : l’artificialité des frontières africaines. Ou comment les sciences ont balkanisé l’Afrique

Informations pratiques:

Lieu: Université Paris 8, Département Histoire, Bâtiment D – Salle D.143

Date: Mercredi 21 octobre 2009


Appel à projets COST

22 septembre 2009

Les propositions de projet COST peuvent concerner les sujets liés au “transport et à l’urbanisation“, puisqu’il s’agit de l’un des 9 domaines couverts par le programme. Ce domaine a pour objectif d’encourager les activités de networking des scientifiques et des experts qui travaillent sur des problématiques telles que :

  • transport systems and infrastructures,
  • urban land use and development,
  • architecture and design,
  • civil engineering issues.

Chaque action COST comprend plusieurs projets nationaux coordonnés dans le cadre du programme. Les actions COST sont innovantes et représentent souvent des réseaux scientifiques interdisciplinaires. Elles ne financent pas la recherche elle-même mais des activités de mise en réseau (conférences, échanges de courte durée entre scientifiques).

Une proposition doit, entre autres:

  • produire des résultats ayant un intérêt pour les secteurs importants (autorités publiques, institutions politiques, compagnies privées et industrie) ;
  • être flexible ;
  • prendre en considération les efforts de recherche et développement soutenus par des subventions nationales ou internationales ;
  • encourager la mobilité des jeunes chercheurs européens

La date limite de candidature est fixée au 25 septembre 2009.


Appel à communications pour le XVIe Forum européen des jeunes historiens du droit, 24-28 Mars 2010 à Francfort-sur-le-Main

18 septembre 2009

Thème retenu

La mise en scène du Droit

Problématiques

Le droit apparait sous de multiples formes et aspects. Il se trouve aussi bien dans les recueils de lois, comme les codes, que dans les dossiers de procédure. La diversité se rencontre aussi dans les contrats , lorsqu’ils sont soit conclus à l’amiable par une poignée de mains ou soit par-devant notaire et selon une certaine solennité. De même dans les prétoires le droit se montre encore sous une autre forme. Qu’il soit sacré, autoritaire ou à titre gracieux, le droit suit une mise en scène.
Dans le cadre du Forum européen des jeunes historiens du droit qui aura lieu à Francfortsur-le-Main en 2010 plusieurs questions peuvent être approchées.

Quelles différentes formes a revêtues le droit pendant sa longue histoire ?

Comment et pourquoi le droit s’est-il transformé?

Enfin, quelle signification ont eue ces transformations pour les sociétés concernées ?

On ne peut appréhender le droit que par sa forme, et seule son histoire permet de comprendre cette relation particulière.

La forme est-elle seulement une enveloppe ou au contraire a-t-elle une signification précise ?

Les formes du droit semblent être souvent le résultat de la tradition, parfois elles résultent des transformations des pratiques judiciaires ou encore de leurs dynamismes intrinsèques.
Toutes les institutions normatives ont pu instrumentaliser les formes du droit de manière stratégique, pour éventuellement en légitimer le contenu, aussi d’un autre côté, les destinataires des normes ont opéré sur la forme du droit, lors, par exemple, d’affrontements juridiques. Si bien que la question de l’origine de la forme du droit se pose.

Porter le regard sur la forme du droit amène à se poser des questions sur des perspectives méthodologiques portant sur l’épistémologie historique des sciences : les règles et les pratiques d’interprétations, les tentatives d’uniformisation et de systématisation, mais également les discussions concernant la nature de l’autonomie du droit ont toujours touché la forme du droit. En d’autres termes, est-ce le droit qui produit sa propre forme, ou est-ce la forme qui définit le droit ? En fin de compte, quand et comment les relations entre la forme et le contenu du droit ont-elles été appréhendées par la jurisprudence ?

Enfin, il s’avère que la variété des formes est aussi pour l’historien du droit un défi méthodologique : les sources ne dévoilent qu’une infime partie des formes que le droit a revêtu à un moment précis. Pour mesurer l’importance de la signification des formes, il est nécessaire de replacer le droit dans son contexte, ce qui selon la période et l’objet étudié pose des problèmes différents. Le Forum veut offrir la possibilité de discuter de ces problèmes méthodologiques. Il permettra aux exposants de donner un aperçu de  leur méthode de travail et de mener une réflexion critique autour des résultats présentés.

Modalités pratiques

Ainsi les contributions portant sur la mise en scène du droit peuvent porter sur tous les sujets: de l’antiquité à la période contemporaine.

Les postulants doivent faire parvenir  d’ici le 16 novembre 2009 un résumé d’au maximum 2000 signes, ainsi qu’un court curriculum vitae académique à l’adresse suivante frankfurt2010@aylh.org. Le coût de la participation est environ de 70 €, pour les participants présentant un papier à 50 €. Des bourses de soutien le cas échéant sont possibles.

Des informations supplémentaires sur l’Association Européenne des Jeunes Historiens en histoire du droit et aussi des informations actuelles sont disponibles sur le site.
Toute l’équipe sera heureuse de recevoir les propositions de communication  et  accueillera les participants  à Francfort-sur-le-Main au printemps 2010.


Appel à communication: 36ème congrès de la Société d’histoire coloniale française

17 septembre 2009

Congrès de la Société d’Histoire Coloniale Française

Le 36ème congrès de la Société d’histoire coloniale française se tiendra à Paris du 17 au 19 juin 2010, organisé par l’Université Paris 8 (Vincennes – Saint Denis).

Thématique : Fins d’Empire

Le thème principal sera « Fins d’empire », mais comme toujours, des propositions de communication sur d’autres aspects de l’histoire coloniale française peuvent aussi nous être adressées. La Société encourage des chercheurs de toute discipline à soumettre des propositions.

Modalités

Les interventions à ne doivent pas être déjà publiées, ni présentées ou programmées à un autre colloque. Chaque intervenant disposera de 20 minutes de présentation. Les communications devront être soumises au président de séance au minimum trois semaines avant le début du congrès.

Les propositions de communications individuelles doivent comprendre un résumé de 100 à 200 mots et indiquer : le titre de la communication, le nom, l’institution de rattachement, les coordonnées (e-mail, téléphone, fax) et un curriculum vitae abrégé de l’auteur, dans un seul dossier, de préférence en MS-Word.  Les propositions pour des séances complètes, des panels ou des tables rondes, doivent contenir ces éléments pour chacun des participants, de même que pour le président/discutant pressenti.  (Les organisateurs peuvent proposer des présidents et des discutants, si nécessaire.)  En raison du nombre limité de salles équipées, il est essentiel d’indiquer d’emblée si vous avez besoin d’équipements audiovisuels.

Les propositions doivent être envoyées par courriel à l’adresse suivante: fchsparis@gmail.com. Les personnes souhaitant présider une séance doivent envoyer une déclaration d’intérêt, leurs coordonnées et un CV abrégé.  La date limite pour les propositions de communication sera le 1er novembre 2009.

Adhésion à la Société

La FCHS est une association indépendante, sans autre source de financement que les cotisations de ses adhérents. L’adhésion à la société est obligatoire pour participer au congrès. Malheureusement, la Societé ne peut prendre en charge ni le voyage, ni le séjour des intervenants au congrès. N’hésitez pas à consulter le site Internet de la Société pour de plus amples informations.

Si vous avez des questions sur l’adhésion à la Society, contactez Elizabeth Foster, Trésorière (elizabeth.foster@tufts.edu.).  Si vous avez des questions sur l’organisation du congrès, contactez Emmanuelle Sibeud, Local Arrangements (emmanuelle.sibeud@univ-paris8.fr).


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